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Info locale

Les agriculteurs franciliens manifestent contre les dépôts de déchets sauvages

25 septembre 2020 à 14h00 Par Bertrand Loppin
Les champs des agriculteurs franciliens ne sont pas des poubelles.
Crédit photo : Twitter @FDSEAIDF

De plus en plus d‘agriculteurs franciliens voient leurs champs utilisés comme dépôt de déchets sauvages. Face à ce fléau, ils ont mené ce matin une grande opération de sensibilisation. Ils se sont rassemblés sur plusieurs ronds-points dans les Yvelines, l’Essonne et le Val-d’Oise.

C’est un problème qui prend de plus en plus d'ampleur et qui commence à agacer très sérieusement les agriculteurs d'Ile-de-France. Pas une semaine ne se passe sans qu’ils ne découvrent dans leurs champs des dépôts de déchets sauvages. Face à cette situation, la Fédération Départementale des Exploitants agricole d'Ile-de-France et Jeunes Agriculteurs ont décidé de réagir. Ils ont organisé, ce 25 septembre, plusieurs actions pour protester contre ces incivilités récurrentes et affirmer bien fort que leurs champs ne sont pas des poubelles.

Ainsi, ils ont investi huit lieux de rassemblement, des ronds-points situés dans les Yvelines, le Val-d'Oise et l’Essonne. Pas question pour autant d'installer des barrages ou de réaliser des opérations escargot. Sur chaque lieu de rassemblement, les agriculteurs sont venus avec leurs tracteurs déposer des déchets retrouvés dans leurs champs. Ils ont ensuite déployé des banderoles pour sensibiliser les automobilistes au problème.

Les agriculteurs franciliens rappellent que les dépôts de déchets sauvages dans leurs champs nuisent à leur travail et dénaturent les paysages. Ils représentent plusieurs milliers de tonnes. Les agriculteurs dénoncent les entreprises qui se livrent à un véritable business en la matière. Ces dernières ne passent pas par les déchetteries et déversent leurs déchets n’importe où dans la nature, tout en facturant ce service à leurs clients. Ils demandent plus de sévérité de la part de la justice pour sanctionner les pollueurs. Trop souvent, ils n’écopent que d'un rappel à la loi alors que de fortes amendes auraient un effet dissuasif.