Yvelines : le violeur avait abandonné sa victime nue dans les bois

Capture d'écran - Google Maps - Mantes-la-Jolie
21 décembre 2017
Par Mikaël Livret
En 2014, l'homme de 41 ans avait drogué sa victime avant d'abuser d'elle et de l'abandonner en pleine nature, dans un bois, près de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Sordide affaire. C'est dans un bois près de Mantes-la-Jolie (Yvelines), qu'une mère de famille camerounaise avait été retrouvée, nue et en état d'hypothermie, à l'automne 2014. Elle y avait été abandonnée, inconsciente, après avoir été violée par un homme rencontré par l'intermédiaire d'un site de rencontres.

Sans antécédent, l'individu a été condamné mercredi en appel à 15 ans de réclusion criminelle pour viol aggravé. Ce père de famille de 41 ans, livreur de journaux, comparaissait détenu. Une peine légèrement inférieure aux réquisitions du ministère public qui avait demandé 17 ans de réclusion, soit le verdict prononcé en première instance par la cour d'assises des Yvelines. 

L'accusé assure avoir voulu utiliser le GBL comme un "euphorisant"

Tout avait commencé sur internet, les deux quadragénaires étant des habitués des sites de rencontres. Après de nombreux contacts à distance, ils avaient convenu ce jour d'octobre 2014 d'une rencontre en vue d'une relation sexuelle. La victime, 44 ans, avait suivi l'homme jusqu'à son domicile à Limay. Mais une fois à l’intérieur, il avait mélangé dans son café une forte dose de GBL (un dérivé du GHB, la drogue du viol) à l'insu de la mère de famille. L'accusé, qui assure avoir voulu utiliser le GBL comme un "euphorisant" et nie le viol, a évoqué une relation sexuelle "normale" mais sans préservatif, à la demande de la victime avant que celle-ci ne soit prise de violents vomissements et ne fasse un malaise. Le suspect à la barre avoue alors avoir paniqué.

Au lieu d'alerter les secours, il prend sa voiture et dépose le corps inerte de la quadragénaire dans un bois, sur le sol, recouverte d’une bâche en plastique. Il jette aussi à la poubelle les effets personnels de l'aide-soignante, ce qui lui vaut d'être condamné également pour vol. Les experts n'ont pas décelé chez lui aucune déviance particulière, ni aucune pathologie psychiatrique. La cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine a accompagné la réclusion d'une mesure de suivi socio-judiciaire pendant cinq ans et d'une injonction de soins, sous peine de deux ans d'emprisonnement supplémentaire, et ordonné l'inscription du condamné au fichier des délinquants sexuels.