Une policière soupçonnée de fournir des armes à des malfaiteurs

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13 février 2018
Par Mikaël Livret
Âgée de 20 ans, cette adjointe de sécurité serait impliquée dans la disparition de deux pistolets mitrailleurs à la Direction Territoriale de Seine-Saint-Denis, à Bobigny. Affaire dans laquelle trois autres complices sont impliquée dont un est militaire.

L’affaire remonte à l’été dernier. Fin août, deux armes de services sont signalées manquantes à la direction territoriale de la sécurité publique (DTSP) de Seine-Saint-Denis dans ses bureaux situés à Bobigny. Rapidement le parquet ouvre une information judiciaire et dirige ses soupçons vers une jeune policière en formation, arrivée dans le service quelques mois plus tôt.

Elle avait fait ses premières armes à Pantin, non sans se faire remarquer. Elle avait alors abusé de son accès aux fichiers de la police, prévenant même parfois des « connaissances » sur des perquisitions programmées. Par un « heureux hasard », elle avait pu garder son poste, et pourtant on ne rigole pas avec ce genre de fait dans la police nationale.

L'IGPN (Inspection Général de la Police Nationale) est pourtant restée à l’écart et la fonctionnaire a simplement été déplacée. Elle est désormais affectée, à une tâche considérée comme inoffensive, dans une guérite, à l’entrée du siège de la DTSP de Seine-Saint-Denis. Interpellée lundi 5 février, le lendemain pour sa bande de 5 jeunes, bien connues de la justice pour des petits délits. Ils ont été placés en détention provisoire. Les motivations de la jeune policière à jouer avec le feu n’ont pas encore été clairement établies.