Un homme porte plainte pour violence policière dans les Yvelines

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13 novembre 2017
Par Mikaël Livret
Le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire pour "violences par dépositaire de l'autorité publique". Un homme de 27 ans a porté plainte ce week-end après une interpellation à Mantes-la-Jolie au cours de laquelle il dit avoir été gravement brûlé.

L'enquête préliminaire a été ouverte jeudi dernier pour "violences par dépositaire de l'autorité publique". Le bureau de déontologie de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) a été saisi, a indiqué le parquet de Versailles, qui assure que "cette affaire est prise très au sérieux". Samedi, l'avocat du jeune homme, Me Calvin Job, avait indiqué avoir déposé plainte contre X pour "violences policières à caractère raciste", une plainte dont le parquet n'avait cependant pas eu connaissance dimanche.

L'homme s'est "rebellé" contre les policiers

Le parquet a indiqué que les sœurs du jeune homme avaient déposé plainte dès jeudi pour "violences" auprès d'une brigade de gendarmerie des Yvelines, entraînant l'ouverture de l'enquête. Selon Me Job, son client a été interpellé mardi 7 novembre, vers 17 heures, dans la cité du Val-Fourré.

Dans le fourgon qui l'emmenait au commissariat de Mantes-la-Jolie, il dit avoir été frappé, insulté et maintenu contre un chauffage tout au long du trajet, malgré ses cris de douleur. Dimanche, le parquet a indiqué que, selon la procédure initiale établie par la police, une patrouille à pied inspectait des véhicules stationnés dans un parking quand elle a été "prise à partie" par un homme qui les a insultés. Selon la même source, l'homme s'est "rebellé" contre les policiers qui voulaient l'interpeller et il a "tenté de prendre la fuite", avant d'être menotté et "hissé avec difficultés dans le fourgon" pendant qu'un "rassemblement hostile" se formait.

Il serait resté "debout" tentant de "mordre" l'un d'entre eux

Au cours du trajet, toujours selon cette procédure initiale, il serait resté "debout" dans le fourgon et aurait donné "des coups de pied dans la porte latérale", les fonctionnaires l'ayant ensuite "allongé sur le dos au sol où il continuait à se débattre", en tentant de "mordre" l'un d'entre eux. Une source policière avait indiqué samedi à l'AFP que les policiers concernés appartenaient à la Brigade spécialisée de terrain (BST) de Mantes-la-Jolie. Au contraire, selon Me Job, son client aurait consenti sans "aucune opposition" au contrôle d'identité.