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Trois policiers rejugés pour avoir blessés des manifestants au Flash-Ball

16 mai 2018 à 10h38 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Flickr

L'affaire remonte à l’été 2009 quand un manifestant avait perdu un œil à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Les policiers mis en cause avaient écopé de prison avec sursis en première instance.

Un usage disproportionné de la force. Les faits remontent au 8 juillet 2009 quand plusieurs manifestants se sont rassemblés devant un squat de Montreuil (Seine-Saint-Denis) évacué plus tôt dans la journée. Trois policiers avaient alors tiré au Flash-Ball ou gomme-cogne, sur les protestataires. Six personnes avaient été blessés dont un, Joachim Gatti, aujourd'hui âgé d'une quarantaine d'années, avait été éborgné.

Pour se justifier, les trois agents avaient plaidé la légitime défense. Ils avaient expliqué avoir subi une "pluie de projectiles". Mais leurs versions avaient été remises en cause par des témoignages.

Un décès et 43 blessés recensés

Le tribunal de Bobigny les avait alors reconnus coupables lors du premier procès en novembre 2016, jugeant que l’usage de la force avait été disproportionné. Les trois agents avaient été condamnés à des peines de 7 à 15 mois de sursis, assortis de l'interdiction de porter une arme pendant 12 à 18 mois.

Selon l'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), un décès et 43 blessés ont été recensés à la suite de l'utilisation d’un lanceur de balle de défense par les policiers.