Les tarifs des banques vont encore augmenter au 1er janvier 2018

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13 novembre 2017
Par Mikaël Livret
Encore un coup de canif sur le compte en banque. Alors que de plus en plus de banques en ligne arrivent sur le marché, les établissements traditionnels vont augmenter leurs tarifs en 2018.

Les tarifs vont encore augmenter. Si de nouvelles offres "low cost" font leur apparition au sein des banques, elles contre-attaquent aussi en augmentant les tarifs de certains de leurs services en 2018 notamment pour les clients qui les quittent ou utilisent rarement leurs comptes, comme le révèle Les Échos lundi. 

Un transfert de PEL plus cher. Plusieurs enseignes vont adopter des tarifs plus élevés pour le transfert d'un compte épargne (comme le PEL ou le compte épargne logement) vers une autre banque. Par exemple, le CIC va facturer cette opération 90 euros en 2018 contre seulement 67 en 2017. Des hausses qu'appliqueront également la Banque Postale et le Crédit agricole Ile-de-France d'après les premières plaquettes de tarifs consultées par Les Échos.

Des frais plus élevés pour les comptes "inactifs"

Par ailleurs, La Banque Postale va également pénaliser les "frais de tenue de compte" pour les comptes dits "inactifs" (qui n'ont pas enregistré de mouvement pendant 12 mois). Bien qu'ils restent en dessous de la limite imposée par la loi (soit 30 euros), en 2018, ces frais passeront à 25 euros pour l'année alors qu'ils s'élevaient à 15 euros en 2017.

Hausse des tarifs des cartes bancaires. Quant aux tarifs de cartes bancaires à débit immédiat, ils vont eux aussi connaître une inflation notamment au CIC, à La Banque Postale, à la Caisse d'Epargne Bretagne-Pays de la Loire ou encore aux Banques populaires Val de France et Occitanie. Concernant les autres services offerts par les banques, les hausses de frais resteront modérées. 

De plus ne plus dans le rouge

Les clients des banques seraient 23 % à dépasser mensuellement la limite de leur découvert autorisé. Avec de lourds frais à la clé. Dans la famille du découvert, il y a deux couleurs : le rouge et le rouge vif. Le rouge, c’est le découvert « dans les clous », que la banque vous autorise jusqu’à un certain montant et pendant un certain laps de temps, et auquel vous vous tenez. Le rouge vif, c’est le dépassement du découvert autorisé, quand votre compte est débiteur d’une somme supérieure à la limite qui vous était fixée.

Rappelons qu’en cas de découvert autorisé, on vous facture des intérêts débiteurs, communément appelés « agios », en fonction d’un taux choisi par la banque, du montant du découvert et de sa durée. Le taux est souvent autour de 7 % pour les banques en ligne et de 12-15 % pour les autres. Finalement, ces commissions d’intervention coûtent en moyenne 60,20 euros par an aux Franciliens qui pratiquent le dépassement, contre 59,80 euros l’an dernier. C’est même en moyenne 185 euros par an pour les personnes en dépassement chaque mois.