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La situation sur les routes s’aggrave en Ile-de-France

14 mai 2018 à 11h18 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Commons wikimedia

Plus d’un million de trajets d’automobilistes franciliens ont été scrutés pour réaliser cette étude. Le constat est sans appel : les conditions de circulation en Ile-de-France se sont dégradées en 2017.

Plus du double de temps de trajet normal. Selon une étude du site d’information routière V-Traffic que le Journal du Dimanche a révélé dimanche 12 mai, "la situation s’est dégradée au-delà de ce que nous pouvions attendre", assure Philippe Goudal, le directeur de l’innovation chez MediaMobile V-Traffic.

L’étude se base sur des données de 1,4 millions d’automobilistes franciliens anonymes, qui utilisent l’application GPS V-Traffic. Grace a ces données, on apprend par exemple qu’un habitant d’Evry nommé Clément pers 32 minutes quotidiennement dans les bouchons pour se rendre à son travail dans le sud de Paris (14e arr), soit 110H par an (16 jours de travail).

Pour compiler toutes ces informations, l’application a étudié 836 kilomètres de voie en Ile-de-France dont certains grands axes comme l’A6 qui dessert Rungis ou l’aéroport d’Orly. Aux heures de pointes, les temps de trajets peuvent doubler selon les constatations de l’étude.

Sans surprise, le vendredi après-midi, avec les départs en week-end, fait aussi partie des pires moments pour circuler en région parisienne. L’étude note aussi que le trafic du mardi matin se dégrade mais reste loin du jeudi, qualifiée de pire journée pour la circulation en région parisienne. Vous savez maintenant quand poser une journée de congé.

Les causes sont variées

On peut évoquer l’aménagement globale de la région, où les emplois sont plutôt localisés dans l’Ouest (Hauts-de-Seine / Yvelines) et à Paris, alors que les franciliens se longent plus facilement en banlieue Est et Sud.

Indépendant mais tout aussi impactant, certains évènements météos exceptionnels ont aussi dégradé les conditions de circulation en 2017, selon l'étude de V-Traffic. Les inondations ou les épisodes neigeux de l’hiver dernier par exemple. Les grèves n’ont pas aidé, comme le 12 décembre où les RER A et B étaient quasi à l’arrêt. Ce fut alors l’une des pires journées pour les bouchons (552 kilomètres cumulés). On peut déjà s’avancer et dire sans crainte qu’avec la grève à la SNCF qui s’éternise depuis le mois d’avril, les chiffres de 2018 s’annoncent catastrophiques !!