Journée de commémorations deux ans après le 13 Novembre 2015

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13 novembre 2017
Par Mikaël Livret
Deux ans après les attentats de Paris et St-Denis, ce lundi est marqué par une journée de commémorations. Emmanuel Macron, le président de la république, doit se rendre sur les différents lieux des attaques pour un hommage sobre et discret aux 130 morts et plus de 350 blessés.

La reconstruction avant tout. Deux ans après le pire attentat que la France n’ait jamais connu - 130 morts et plus de 350 blessés - Emmanuel Macron, le président de la République, doit se rendre sur les différents lieux des attaques. Après le Stade de France, Emmanuel Macron se rendra devant les restaurants et bars cibles des attaques en terrasse, Le Carillon, Le Petit Cambodge, La Bonne Bière, le Comptoir Voltaire, la Belle Equipe et enfin au Bataclan. Vers midi le chef de l'Etat se rendra sur la place de la Mairie du XIe arrondissement où l'association de famille de victimes Life for Paris organise une cérémonie.

Une marche des jeunes musulmans contre le terrorisme se tiens aussi à Paris ce lundi matin entre le mur pour la paix édifié sur le Champs de Mars et la place de la République.

Parisiens et touristes anonymes déposent régulièrement des messages d'hommage aux victimes des attentats dans plusieurs lieux de la capitale, devenus emblématiques de cette mémoire des événements. Certaines associations demandent la création d'un mémorial à part entière, pour l'instant à l'état de projet.

La reconstruction

Toutes les victimes et leurs proches tentent de se reconstruire deux après. Certains utilisent les mots et publient des livres pour raconter l’horreur qu’ils ont pu vivre ce soir de novembre 2015. Nous avons rencontré Aristide Barraud. Ce Francilien de 28 ans, originaire de Chatenay-Malabry, était devant Le Petit Cambodge le soir du 13. Blessés au jambes et au thorax en protégeant sa sœur, elle même blessée, il a du mettre un terme à sa carrière de rugbyman professionnel à Massy (Essonne).

Plus de 2500 victimes des attentats du 13 novembre 2015 ont été indemnisées, a annoncé le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) le 6 novembre. Parmi elles, «1218 victimes blessées psychiquement, 576 victimes blessées physiquement et 758 proches des victimes décédées». Au total, le fond a versé un total de 64 millions d’euros.

Pas de procès avant 2020

Le procureur de la République de Paris, François Molins, l’a redit il y a quelques jours : les juges d’instruction du pôle anti-terroriste de Paris espèrent clôturer le dossier au printemps 2019, ce qui permet d’envisager un procès toute fin 2019 ou début 2020.