Êtes-vous un gros pollueur ?

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14 septembre 2017
Par Mikaël Livret
Quel est le mode de transport le moins polluant selon son trajet ? C'est ce que propose de découvrir Airparif (l’observatoire de la qualité de l’air en Ile-de-France) avec son nouveau comparateur en ligne.

Cet outil interactif permet ainsi de sensibiliser chaque voyageur francilien sur la quantité de polluants qu’il émet, en temps réel. L’intérêt pour nous était d’échanger de manière différente avec le public», a expliqué hier, Charlotte Songeur, ingénieur Airparif. Pour elle, il s’agit en effet de retourner la question : «Ce n’est plus “qu’est-ce que je respire“, mais “qu’est-ce que j’émets ?“».

Pour répondre à cette question, il suffit donc de remplir, sur le site d’Airparif, les trois critères suivants : type de trajet (simple ou aller-retour), distance (en km) et moyen de transport (parmi six propositions). Le calculateur classe ensuite les résultats en fonction des émissions de particules fines (PM10) et/ou d’oxydes d’azote (NOx), pour chacun des modes de transport. Sachant que le vélo et la marche – non polluants – n'émettent ni particule, ni oxyde d'azote. 

Pour un aller-retour de 10 km par exemple, le trajet en réseaux ferrés (métro, RER, Ter, Tramway, Transilien) émettra 0,14 g de PM10, contre 0,56 g pour une voiture essence (Crit’air 3) et 1,26 g pour un véhicule diesel. Au-delà d'inciter à la marche à pied, ce calculateur devrait favoriser le covoiturage. En effet, il démontre aux utilisateurs que trois personnes qui voyagent ensemble dans une voiture à essence, pour un trajet court, polluent moins individuellement que si elles avaient pris le bus.

La qualité de l’air reste l’une des préoccupations majeures des Franciliens

Même si les concentrations dans l'air ont diminué ces dix dernières années, cinq polluants sont toujours problématiques sur la région Ile-de-France : le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2,5), le benzène et l’ozone.

En 2016, plus de 1,4 millions de Franciliens sont surexposés à la pollution atmosphérique. Ce sont les Franciliens résidant le long du trafic et dans le cœur de l’agglomération parisienne qui sont les plus exposés. Dans la capitale, cela concerne près d’un Parisien sur deux.