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Deux millions de Franciliens pourraient être interdits de circulation d’ici 2020

18 mai 2018 à 09h31 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Pxhere

Des véhicules diesel qui pourraient ne plus pouvoir circuler en petite couronne à cause du durcissement de la politique anti-pollution du Grand-Paris. Problème : ces véhicules seraient trop jeunes pour être éligibles aux aides de conversion de l’état.

Le diesel est-il vraiment bon pour la casse en Ile-de-France ? Devenu indésirable à Paris, où la maire Anne Hidalgo a déjà acté sa fin en 2024, le Grand-Paris veut lui emboiter le pas. En clair, d’ici 2020, les véhicules estampillés avec des vignettes Crit’Air 3, 4 ou 5 pourraient être interdits de circuler jusqu’à l’A86, soit 80 communes de proche banlieue.

Si la mesure n’est pas encore actée officiellement, les élus de la Métropole du Grand Paris (MGP) y travailleraient d’arrache pied, au nom de la santé publique. Sauf que dans les faits, cela laisserait deux millions d’automobilistes Franciliens sur le carreau.

Le ministère de la Transition écologique promet d’étudier une éventuelle rallonge

Selon les statistiques du ministère de la Transition écologique, les véhicules qui arborent une vignette Crit’Air 4 (véhicules diesel de 2002 à 2005) et 3 (diesel de 2006 à 2010) et essence (de 1997 à 2005) seront concernés. Même si le véhicule est d’apparence récent, il faudra le remplacer par un autre dit « plus vertueux » avec des moteurs hybride, électrique ou même essence dernière génération.

Sauf que dans les conditions d’attributions des aides gouvernementales pour changer, les primes à la conversion ne sont, pour le moment, réservées qu’aux véhicules diesel datant d’avant 2001 pour les ménages imposables ou 2006 pour les ménages non imposables.

Le ministère de la Transition écologique estime qu’il est trop tôt pour se faire une idée sur le sujet et promet d’étudier une éventuelle rallonge de la prime à la conversion dans le projet de loi de finances 2019.