Des communes d’Ile-de-France saisissent la justice contre la fin d’Autolib’

Common Wikimédia
10 juillet 2018
Par Mikaël Livret
Une vingtaine de communes de la banlieue parisienne, opposées à la fin du service d’autopartage, entendent déposer des recours.

Pas contentes. Une vingtaine de communes d’Ile-de-France, mécontentes, selon elles, d'avoir été tenues à l'écart de la décision d'en finir avec Autolib', se sont formées en collectif et vont déposer des recours en justice.

Le 21 juin dernier, le Syndicat d'élus Vélib’ Autolib’ Métropole, qui regroupe une centaine de communes utilisant le service, dont Paris, a acté la fin de contrat avec le groupe Bolloré sur fond de désaccords financiers. Ces communes, étiquetées pour la majorité à droite, avaient voté contre, estimant n'avoir pas pu entendre le groupe Bolloré, ni n'avoir été assez informées.

«Nous avons formé un collectif de communes de la petite et grande couronne, unanimes pour dire que nous n'avons pas envie de nous laisser faire», a indiqué le maire du Chesnay (Yvelines) à l'AFP. Le collectif, qui comprend des villes comme Versailles (Yvelines), Yerres (Essonne) ou Meudon (Hauts-de-Seine), envisage de déposer un recours pour «excès de pouvoir» devant le tribunal administratif. Une conférence de presse est prévue ce mercredi.