Des arrêts à la demande dans les bus de nuit en 2018

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06 décembre 2017
Par Mikaël Livret
Des tests devraient être menés début 2018 en Seine-et-Marne et dans le nord de la Seine-Saint-Denis pour mieux protéger les femmes dans les transports. Le principe est de permettre à qui le souhaite de descendre entre deux stations simplement en le demandant au chauffeur.

Plusieurs fois annoncées, toujours reportées en Ile-de-France. Cette fois ce serait la bonne. Des expérimentations auront finalement lieu, début 2018, sur deux réseaux de bus de banlieue : à Melun (Seine-et-Marne) et sur le réseau des bus TRA, dans le nord de la Seine-Saint-Denis. Il s’agissait d’une des promesses de campagne de Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région et d’Ile-de-France Mobilités.

Le principe, c’est de permettre aux personnes de descendre du bus entre deux arrêts, simplement en le demandant au chauffeur. Le système, testé à Bordeaux et Nantes, donne de « bons résultats » dans les deux villes, a indiqué la ministre des Transports Elisabeth Borne. Pour elle, « il faut accélérer » sur ce point : « C’est ce que l’on va proposer aux collectivités qui organisent les transports. Je pense convaincre les collectivités que c’est important de mettre en place ces arrêts à la demande la nuit, ce qui permet aux femmes de ne pas avoir à faire de longs trajets pour rentrer chez elles ».

Une campagne anti-harcèlement début 2018

L’idée a reçu le soutien de la Fnaut-Ile-de-France (Fédération des usagers des transports), qui la jugerait utile sur les lignes Noctilien exploitées par la SNCF en banlieue. Une solution jugée aussi « intéressante » par les franciliens que nous avons pu croiser.

Outre le test sur les arrêts à la demande dans les bus, une grande campagne de sensibilisation est prévue au 1er trimestre 2018. Des affiches inciteront les témoins à dénoncer les harceleurs, notamment via le numéro d’urgence 3117, accessible 24 heures sur 24 et étendu cette année à tout le réseau francilien.